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La boutique Mayette est considérée comme la plus ancienne boutique de
magie du Monde ! Découvrez la passionnante histoire de notre maison !
AUBERT (Charles-François-Joachim), né à Paris en 1768, commença à
chanter ses propres chansons dans les rues de Paris en 1797. Son métier
ayant pris une grande extension, Aubert a l'idée de fonder en 1808, le
premier, une maison d'éditions de chansons. Il s'installe au n°7 de la
rue de la Parcheminerie, dans le vieux quartier Saint-Séverin. Aubert
jouit d'une grande réputation parmi ses confrères . A tel point qu'à la
même époque, le Préfet de Police Dubois - voulant mettre un peu d'ordre
dans la rue - organise les corporations de petits métiers et choisit
Aubert comme Syndic des chanteurs .
Un peu plus tard, en 1822,
le préfet Delavau, pour pouvoir exercer un certain contrôle sur les
chansons politiques, institue le dépôt obligatoire des chansons de la
rue et charge Aubert du visa de toutes celles qui lui sont soumises .
Aubert
approvisionne pendant trente ans les colporteurs et chanteurs qui
parcourent les rues et les campagnes. En 1830, il déménage au 19, rue
du Plâtre, où il imprime lui-même les chansons qu'il édite .
Modestement, il vend en même temps quelques accessoires de farces et
attrapes et -plus modestement encore - les premiers appareils de
prestidigitation et de physique amusante, qui font ainsi leur timide
apparition sur le marché de France .
Mais le développement des transports, des journaux, de l'instruction
même porte un rude coup au colporteur et au chanteur des rues . Un
employé d'Aubert, M Léon BAUDOT, devient son successeur. Secondé très
activement par sa femme, il développe son commerce grâce à son
intelligence et ses idées neuves . Sans pour cela abandonner le papier
populaire (auquel le boulangisme apportera un regain énorme), il
augmente sans cesse le nombre des petits articles "pour rire et faire
rire", qui se débitent dans les marchés, les foires et les fêtes
populaires, fabriquant même les confettis dont on faisait tant de
consommation lors des fêtes de mi-carême. A côté de ces articles de
farces, attrapes et cotillons, les appareils de prestidigitation et de
physique amusante jouent un rôle de plus en plus prépondérant . Dans
son catalogue, on peut lire :
"il est prouvé qu'aucun peuple
n'a autant d'esprit que le Français . Cet avantage est tellement
apprécié chez nous, que, dans une noce, dans une société et même en
famille, c'est celui qui amuse et fait rire, à qui appartiennent toutes
les sympathies et les prévenances : c'est à qui se mettra bien avec lui
et viendra lui serrer la main; les demoiselles elles-mêmes rompent avec
la pruderie pour féliciter le charmeur de la société, celui sur qui
tous les regards sont portés, grâce aux tours et farces qui ont fait
son succès et l'amusement de la société .
Aussi conseillons-nous à
tout le monde de jeter un coup d'oeil attentif sur ce catalogue; ils y
trouveront de petits appareils avec lesquels ils pourront s'amuser,
rire en amusant et faisant rire les autres . Ces appareils sont à la
portée de tout le monde, et quiconque en aura acheté un ne tardera pas
à vouloir la collection complète . "
M. Baudot s'installe 8,
rue des Carmes, près de la place Maubert - qui est encore aujourd'hui
l'adresse de cette "usine" des escamoteurs .
En 1913, M.Henri BILLY succède à M. et Mme Baudot. Les appareils
d'illusion prennent une place de plus en plus grande dans l'éventail
des articles de la boutique de la rue des Carmes .
En 1933, Monsieur André MAYETTE, secondé par une énergie très efficace
par sa femme, reprend le magasin de M. Billy. Reléguant farces et
attrapes ainsi que les chansons au second plan, il en fait un centre
mondialement connu de fabrication d'appareils de prestidigitation . Il
devient également éditeur de livres sur l'illusionnisme : entre autres,
le célèbre ouvrage du Docteur Dhôtel " la Prestidigitation sans Bagages
ou Mille tours dans une Valise" ainsi que le "Cours Magica" de Robert
Veno . Il publie également une luxueuse revue magique: "Le Magicien" .
A
l'occasion du 150ème anniversaire de sa maison - ainsi que du 25ème
anniversaire de sa direction personnelle - M. André Mayette a fait
reconstruire entièrement son magasin qui est devenu une véritable
bonbonnière de la magie, à laquelle son instigateur insuffle tout son
élan, tout son esprit d'invention et tout son dynamisme .
Le 1er Mars 1965, Michel HATTE succède à André Mayette. Pendant les 27
ans qu'il tient les rênes de la maison, il redonne un essor aux
activités farces et attrapes et articles de fêtes tout en continuant à
développer les activités magiques .
Le 25 Novembre 1991, Dominique DUVIVIER succède à Michel Hatte . Il en est aujourd'hui encore l'actuel propriétaire .
"J'ai
racheté cet endroit magique en espérant avec l'équipe qui m'entoure,
redonner l'élan de Monsieur Mayette de 1933 à 1965. J'ai choisi avec
soin des nouveautés magiques du marché mondial . Des produits sont
fabriqués par notre boutique elle-même. Des nouveautés en close-up,
salon, scène et même en grandes illusions. J'espère que vous nous
suivrez dans cette entreprise .
La chance aux acteurs. En effet, de
grands noms vont apporter un sang nouveau aux produits, aux effets, aux
démarches magiques des années futures .
Voilà un peu mes travaux. J'espère de tout coeur que vous apprécierez notre travail. Merci de votre confiance "
Dominique
Duvivier décide de faire paraître de nouveau la revue "Le Magicien" en
1992 après 20 années de silence, pour notre plus grand bonheur .
D'après un article de Michel SELDOW écrit à l'occasion du 150ème anniversaire de la création de la maison MAYETTE .
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